L’ÉCUME DE MES SOUVENIRS

« Au crépuscule de ma vie, je peux maintenant en faire le bilan. Avec le recul, je suis assez fière de ma petite famille qui, maintenant, s’est agrandie. Grâce à elle, je reste dans le coup. Ma mère disait : “La vie, c’est une roue qui tourne.” Elle a tourné pour moi. Désormais, j’ai l’impression de continuer à vivre au travers de mes enfants et petits-enfants. Et leurs parcours ont un peu gommé mes échecs.

J’aimerais qu’ils voient d’abord ce livre comme le témoignage d’une petite fille pendant la guerre. Puis, qu’ils se rendent compte comment nous vivions par rapport à eux, même si ce n’est pas si vieux : le décalage en matière d’éducation, au niveau des mentalités… Si par certains côtés, la vie était plus rude autrefois, il me semble aussi qu’elle était plus enrichissante car moins effrénée que maintenant…»

Marie-Françoise Quintin, d’origine normande, a perdu sa grande sœur dans le bombardement de Rouen. Elle a dû grandir avec ce deuil insoutenable pour sa mère et une solitude qui, malgré les événements de la vie, ne l’a pas quittée.

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